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Équipements annexes

Bac à graisse et ventilation

Graisses figées dans les canalisations, gaz qui remontent par les siphons : deux défauts courants qui se règlent dès la pose.

Deux sujets, une même cause

Graisses et gaz : ce qui encrasse et ce qui sent

Un bac à graisse et une ventilation n’ont rien à voir techniquement, et pourtant ils reviennent toujours ensemble dans les diagnostics d’installations qui fonctionnent mal. D’un côté, des canalisations qui se rétrécissent année après année sous une couche de graisse figée. De l’autre, des odeurs dans le jardin ou dans la salle de bains que l’on attribue à la fosse alors qu’elles viennent d’un défaut de circulation d’air.

Ce sont deux points bon marché à traiter au moment des travaux, et coûteux à reprendre ensuite. Sur les maisons de la Corniche des Maures, où la cuisine se trouve parfois à l’opposé de la fosse et où les toitures en pente rendent les remontées de ventilation moins évidentes, ils méritent qu’on s’y arrête dès la conception.

Nous les traitons systématiquement sur nos chantiers d’installation de fosse toutes eaux et lors des reprises d’installations anciennes. Voici ce qui se joue réellement derrière ces deux équipements souvent relégués en fin de devis.

Godet de pelle déversant de la terre dans une benne

Bac à graisse

À quoi il sert, et quand il devient vraiment utile

Le bac à graisse, ou bac dégraisseur, se place sur le circuit des seules eaux ménagères, entre la maison et la fosse. Les graisses de cuisine, plus légères que l’eau, remontent en surface dans le bac et y sont retenues ; les particules lourdes se déposent au fond. L’eau repart débarrassée de l’essentiel de sa charge grasse.

Il n’est pas toujours nécessaire. Sur une installation moderne, avec une fosse toutes eaux correctement dimensionnée et une canalisation courte entre la cuisine et la cuve, la fosse assure elle-même cette rétention dans son compartiment de tête. Ajouter un bac à graisse apporte alors surtout un point d’entretien supplémentaire.

Il devient en revanche pertinent dans deux situations précises. D’abord lorsque la distance entre la sortie de cuisine et la fosse est importante : les graisses refroidissent en chemin, se figent sur les parois du tuyau et le rétrécissent progressivement. Ensuite lorsque le rejet de graisses est élevé, ou quand la configuration impose une canalisation à faible pente sur laquelle le moindre dépôt se transforme en bouchon.

10 m

Distance au-delà de laquelle un bac à graisse se justifie souvent

2 %

Pente minimale usuelle d’une canalisation d’eaux usées enterrée

6 mois

Rythme courant de nettoyage d’un bac dégraisseur en usage permanent

40 cm

Hauteur type de dépassement d’une ventilation au-dessus du faîtage

Ventilation

Deux conduits, deux fonctions, aucun interchangeable

Une installation d’assainissement non collectif respire. La dégradation des matières organiques produit en permanence des gaz, dont l’hydrogène sulfuré, responsable de l’odeur d’œuf pourri et redoutablement corrosif pour les métaux et les bétons. Ces gaz doivent partir vers le haut, loin des ouvertures de la maison.

La ventilation primaire est la prolongation de la colonne de chute des eaux usées, remontée au-dessus de la toiture sans réduction de diamètre. Elle a un rôle d’entrée d’air : elle équilibre les pressions dans le réseau quand un volume d’eau descend, et elle empêche le désiphonnage des appareils. C’est elle qui évite le gargouillement du lavabo quand on tire la chasse à l’étage.

La ventilation secondaire, elle, est prise en aval de la fosse, après le prétraitement, et remonte également au-dessus du faîtage. Elle est équipée d’un extracteur, statique ou éolien, qui crée un tirage. C’est le conduit de sortie des gaz. L’une amenène l’air, l’autre l’évacue : supprimer la seconde revient à fermer la cheminée et à laisser les gaz chercher une autre issue, généralement par les siphons.

  • Ventilation primaire prolongée hors toiture, sans réduction de diamètre
  • Ventilation secondaire prise en sortie de fosse, jamais sur la même colonne
  • Extracteur en tête de la ventilation secondaire, orienté hors zone abritée
  • Sortie au-dessus du faîtage, écartée des fenêtres et des entrées d’air
  • Aucun clapet aérateur en remplacement d’une ventilation primaire extérieure
  • Siphons de sol et d’appareils maintenus en eau, même en résidence secondaire

Diagnostic

D’où viennent réellement les odeurs

Quand un propriétaire nous appelle pour des odeurs, la fosse est rarement en cause. Voici, dans l’ordre de fréquence, ce que nous trouvons sur le terrain.

  1. Absence de ventilation secondaire

    Le cas le plus courant sur les installations anciennes. Les gaz n’ont aucune sortie dédiée et remontent par le chemin de moindre résistance, c’est-à-dire par la maison.

  2. Siphon désamorcé

    Un siphon de sol, une douche peu utilisée ou un lave-linge débranché laissent leur garde d’eau s’évaporer. En résidence secondaire fermée l’hiver, c’est systématique au retour.

  3. Extracteur inopérant ou mal placé

    Un extracteur encrassé, bloqué, ou installé dans une zone abritée du vent par la toiture ou par un grand pin ne crée plus aucun tirage.

  4. Sortie trop basse ou mal orientée

    Une ventilation qui débouche sous le niveau du faîtage ou à proximité d’une fenêtre renvoie les gaz vers les ouvertures dès que le vent tourne.

  5. Tampon mal refermé

    Un couvercle de regard fissuré, mal calé ou dont le joint a disparu laisse s’échapper les gaz au ras du sol, précisément là où l’on se promène.

  6. Fosse saturée

    Dernière cause seulement, et la plus simple à traiter : une fosse dont le niveau de boues est excessif. Une vidange rétablit la situation.

Pelle mécanique dans une tranchée profonde

Canalisations

La longueur, la pente et ce qui se dépose dedans

Entre la maison et la fosse, la canalisation doit descendre régulièrement. Trop faible, la pente laisse l’eau stagner et les dépôts s’installer. Trop forte, elle fait filer l’eau en laissant les matières derrière elle, avec le même résultat. L’objectif est une pente continue, sans contre-pente ni point bas, ce qui suppose un lit de pose soigné et un remblai qui ne tasse pas de façon inégale.

Les changements de direction se font avec des coudes à faible angle, jamais à angle droit, et un regard de visite est posé à chaque point sensible. Ce sont ces regards qui permettront, dix ans plus tard, de passer un furet ou d’inspecter le réseau sans rouvrir le jardin. Leur coût au moment des travaux est dérisoire face à celui d’un terrassement de recherche.

Sur les parcelles en restanques du Rayol et du Canadel, ces principes se heurtent à la réalité du terrain : un mur de pierre sèche à traverser, une différence de niveau brutale, un passage obligé sous une allée. Nous adaptons le tracé en préservant toujours la régularité de la pente, quitte à rallonger le parcours. Les principes de pose des réseaux enterrés sont détaillés sur notre page regards et canalisations.

Des odeurs ou des écoulements lents ?

Avant de conclure à une fosse en fin de vie, il vaut la peine de vérifier les ventilations et les canalisations. Nous intervenons sur toute la Corniche des Maures pour ce type de diagnostic.

Un projet ? Appelez 06 18 79 11 51