Bormes-les-Mimosas
Une piscine à loger dans un terrain boisé
Bormes-les-Mimosas se distingue des communes voisines par la taille de ses parcelles. Entre le village perché, les collines du Gaétan et les quartiers qui s’étendent vers La Favière, beaucoup de propriétés se comptent en milliers de mètres carrés, souvent occupées par des pins parasols, des chênes-lièges, des mimosas et un maquis dense. La contrainte n’est donc presque jamais la place disponible : elle est de savoir ce que l’on coupe, ce que l’on garde, et comment amener une pelle jusqu’à l’emplacement retenu.
Ce type de terrain change complètement l’ordre des priorités. Avant de parler fouille, il faut parler végétation : quels arbres sont conservés, quelles souches devront sortir, où passera la piste d’accès, quel espace restera libre pour manœuvrer et pour stocker temporairement les déblais. Un bassin mal placé de cinq mètres peut imposer l’abattage d’un pin centenaire ; bien placé, il s’installe dans une clairière existante sans toucher à l’essentiel.
Rappelons notre périmètre : nous sommes terrassiers, pas piscinistes. Nous ne posons pas le bassin, nous ne traitons ni l’étanchéité, ni le revêtement, ni la filtration. Nous réalisons le débroussaillage préalable, le dessouchage, l’accès, l’implantation, l’altimétrie, la fouille, le lit de pose, le drainage, les tranchées du local technique et des réseaux, le remblaiement et la mise à la cote des abords, en lien direct avec le pisciniste qui prend ensuite le relais.
La commune possède enfin une double personnalité géographique qu’il faut avoir en tête. Autour du village perché et sur les collines, on travaille en pente, dans des arènes et des schistes où les blocs ne sont jamais loin. Vers La Favière et la plaine littorale, le relief s’apaise, les sols deviennent plus sableux et les accès plus simples. Deux chantiers commandés la même semaine sur Bormes peuvent donc relever de deux méthodes très différentes.

Dessouchage
Une souche laissée sous le bassin, c’est un vide qui apparaîtra plus tard
Sur une parcelle boisée, l’emprise du futur bassin est presque toujours occupée par des racines. Le réflexe consistant à couper au ras du sol et à recouvrir ne tient pas : une souche de pin ou de chêne-liège laissée sous un ouvrage se décompose sur plusieurs années et laisse un vide qui finit par se traduire par un tassement différentiel. Sous une plage, cela donne un dallage qui se fêle ; sous un lit de pose, c’est plus ennuyeux encore.
Nous extrayons donc les souches situées dans l’emprise du bassin, de sa plage et des tranchées de réseaux, avec la pelle et un godet adapté. Le trou laissé par chaque souche est repris proprement : purge des résidus ligneux, comblement en matériau sain et compactage par couches, jamais un simple rebouchage à la terre remuée. Ce travail se voit peu sur un devis, il se voit beaucoup trois ans plus tard.
Les racines traversantes des arbres conservés demandent un traitement différent. Une racine sectionnée nettement, à distance raisonnable du tronc, ne compromet généralement pas l’arbre. Une racine arrachée au godet, qui déchire le système racinaire jusqu’au pied, condamne souvent le sujet à terme. Nous travaillons donc à la coupe franche en limite de fouille dès qu’un arbre doit rester.
Arbres conservés
Protéger ce qui fait la valeur du terrain
Sur une propriété boisée de Bormes, les arbres valent souvent plus que la piscine elle-même en termes de cadre de vie. Un pin parasol met des décennies à prendre sa silhouette, et il ne se remplace pas par une plantation. Notre travail consiste donc à mener un chantier lourd au milieu d’un patrimoine végétal fragile, ce qui suppose des décisions prises avant l’arrivée des engins et non improvisées sur place.
Trois menaces pèsent sur un arbre pendant un terrassement : la coupe des racines, le tassement du sol sous les chenilles et les chocs sur le tronc ou les branches basses. La dernière est la plus visible, la deuxième est la plus sournoise. Un sol compacté sous la couronne prive les racines d’air et d’eau, et les effets n’apparaissent parfois qu’au deuxième été suivant.
Nous définissons donc avec vous, avant le démarrage, les sujets à conserver, un périmètre de protection autour de chacun, et un tracé de circulation des engins qui évite ces zones. C’est aussi le moment de vérifier vos obligations de débroussaillement autour des constructions, qui s’appliquent sur l’ensemble du Var et qui peuvent utilement être traitées dans le même passage d’engins que le chantier de piscine.
- Arbres conservés identifiés et marqués avant l’arrivée des engins
- Périmètre de protection au pied des sujets à garder, hors zone de circulation
- Coupe franche des racines en limite de fouille plutôt qu’arrachage au godet
- Souches extraites dans toute l’emprise du bassin, de la plage et des tranchées
- Trous de dessouchage comblés en matériau sain et compactés par couches
- Zones de circulation décompactées en fin de chantier avant remise en végétation

Accès
Créer une piste en sous-bois jusqu’à l’emplacement du bassin
Sur une grande parcelle boisée, l’endroit idéal pour la piscine se trouve rarement à côté du portail. Il faut souvent parcourir cinquante à cent mètres entre les arbres, en montant légèrement, sur un sol couvert d’aiguilles et de maquis. Aucune pelle ne circule durablement dans ces conditions, et aucun camion ne s’y engage. La création d’une piste provisoire devient alors un poste à part entière du chantier.
Nous traçons cette piste en cherchant le meilleur compromis entre la distance, la pente et les arbres à éviter, puis nous la réalisons en grave compactée sur une largeur suffisante pour le croisement d’un engin et d’un dumper. Elle sert à tout : amener la pelle, sortir les déblais, livrer le concassé du lit de pose, approvisionner le pisciniste, et plus tard acheminer les matériaux de la plage.
La bonne nouvelle, c’est que cette piste a une seconde vie. Beaucoup de propriétaires choisissent de la conserver et de la finir proprement, pour disposer d’un accès permanent à la zone de la piscine ou d’un chemin praticable dans le fond du terrain. Nous la réalisons donc dès le départ avec un tracé et une structure qui permettent ce choix à la fin du chantier, plutôt qu’une simple saignée à refaire.
Deux Bormes
La Favière et le village perché ne posent pas les mêmes problèmes
Dans le secteur de La Favière et sur la plaine littorale, les terrains sont nettement plus plats, les sols plus sableux et les accès plus directs. Le terrassement d’un bassin y ressemble à ce que l’on connaît en lotissement : peu de déblai de mise à niveau, une fouille rapide, mais des parois qui tiennent mal en vertical et un niveau d’eau qui peut se manifester en fouille profonde. La vigilance porte alors sur le drainage et sur la rapidité d’enchaînement avec la pose.
Autour du village perché et sur les collines boisées, le scénario s’inverse. Le terrain descend, les arènes granitiques et les schistes apparaissent vite, les blocs rocheux sont fréquents et l’accès se négocie sur des voies étroites et sinueuses. Le bassin doit alors s’inscrire sur un palier, souvent créé par un déblai amont et tenu par un ouvrage de soutènement en aval. Le volume de terrassement double sans que la piscine change de dimensions.
Entre ces deux extrêmes, la majorité des parcelles de Bormes combine les deux logiques : une pente modérée, un couvert boisé, des sols hétérogènes et une belle surface disponible. C’est un contexte plutôt favorable, à condition de prendre le temps du relevé préalable. Nous consacrons volontiers une visite à comparer deux ou trois implantations possibles avant que le projet ne soit figé, parce que ce choix pilote ensuite l’essentiel du budget terrassement.
3m
de largeur utile pour une piste provisoire en sous-bois
80cm
de profondeur courante d’extraction d’une souche de pin
60cm
de sur-largeur de fouille pour travailler autour de l’ouvrage
5j
de terrassement pour un bassin avec accès à créer et dessouchage

Implantation et altimétrie
Choisir la clairière, puis fixer la cote de margelle
Sur une grande parcelle, l’implantation se choisit sur trois critères concrets : l’ensoleillement réel compte tenu du couvert arboré, la distance à la maison pour la surveillance et pour les réseaux, et le volume de terrassement induit. Une clairière naturelle un peu excentrée coûte souvent moins cher qu’un emplacement proche de la terrasse mais situé en plein sous-bois ou en travers de la pente.
Une fois la zone retenue, nous matérialisons au sol l’emprise complète : le bassin, sa plage, la circulation autour de l’ouvrage et l’emplacement pressenti du local technique. Beaucoup de propriétaires découvrent à ce moment que l’ensemble occupe bien plus que le rectangle du bassin, et ajustent utilement leur projet avant qu’il ne soit commandé.
L’altimétrie se déduit ensuite du niveau fini de la margelle. C’est lui qui détermine la profondeur de fouille, une fois retranchées l’épaisseur de la plage, la hauteur d’eau, la structure du bassin et le lit de pose. Sur un terrain en pente douce, nous vérifions aussi que le bassin ne devient pas le point bas du secteur : une piscine qui collecte le ruissellement d’un hectare boisé se rappelle à votre souvenir au premier orage d’automne.
Déroulé
Les étapes d’un chantier sur une parcelle boisée
Sur un grand terrain arboré, les deux premières étapes pèsent davantage que partout ailleurs : sans accès et sans emprise dégagée, rien ne commence.
Visite, choix d’implantation et marquage
Comparaison de plusieurs emplacements, relevé des niveaux, marquage des arbres conservés et de ceux à retirer, tracé au sol de l’emprise complète du projet et vérification des distances aux limites.
Piste d’accès et installation
Ouverture de la piste provisoire en grave jusqu’à la zone de travail, définition de l’aire de stockage des déblais et de la zone de chargement, protection des sujets conservés et des cheminements existants.
Débroussaillage, abattage et dessouchage
Dégagement de l’emprise, évacuation des rémanents, extraction des souches dans la zone du bassin, de la plage et des tranchées, comblement et compactage des trous de dessouchage.
Décapage et fouille
Terre végétale décapée et stockée à part, ouverture de la fouille au gabarit validé avec la sur-largeur nécessaire, dressage et purge du fond, contrôle de l’homogénéité du sol d’assise.
Lit de pose, drainage et réseaux
Mise en œuvre du lit de pose en concassé réglé au laser, pose du drain périphérique et raccordement à son exutoire, ouverture des tranchées vers le local technique, pose des fourreaux et du réseau de terre.
Remblaiement, abords et remise en état
Remblaiement par couches après pose du bassin par le pisciniste, réglage de la forme de plage, décompactage des zones de circulation, rétalage de la terre végétale et finition ou dépose de la piste.

Coque ou béton
Sur une grande parcelle, la question devient celle du levage
Le choix du type de bassin appartient au pisciniste et à vous, mais il modifie notre préparation. Une coque polyester impose une fouille au gabarit exact, avec un lit de pose parfaitement plan et des tolérances serrées, puisque l’ouvrage arrive fini et se pose en une seule opération. Sur une parcelle boisée, la difficulté n’est pas la fouille mais le levage : il faut une aire stable pour le camion porteur et pour la grue, et un couloir dégagé au-dessus pour passer la coque entre les arbres.
Un bassin en béton accepte une fouille moins régulière et ne demande aucun levage exceptionnel, mais il exige une sur-largeur généreuse pour coffrer, ferrailler et projeter, ainsi que des approvisionnements répartis sur plusieurs semaines. La piste d’accès doit donc rester praticable longtemps, y compris après une pluie, ce qui justifie de la réaliser correctement plutôt que de se contenter d’un passage gratté à la pelle.
Nous examinons ces deux hypothèses lors de la visite, en mesurant le couloir de levage disponible et la portance du trajet. C’est souvent ce paramètre, et non le budget, qui oriente le choix final sur une propriété boisée de Bormes.
Réseaux et déblais
Le local technique loin de la maison, et la terre qui reste sur place
Sur une grande parcelle, le local technique s’éloigne souvent de la maison, ce qui a deux conséquences. La première est hydraulique : plus les canalisations sont longues, plus les pertes de charge augmentent, et le dimensionnement de la filtration doit en tenir compte. La seconde est électrique : l’alimentation part de la maison, parfois sur plusieurs dizaines de mètres, dans un fourreau protégé et signalé. Ces tracés se décident avec le pisciniste avant l’ouverture, pas après.
Nous ouvrons les tranchées dans le même mouvement que la fouille, en profitant de la présence de la pelle et de la piste. Chaque tranchée reçoit un lit de sable, un grillage avertisseur de la couleur correspondant au réseau et un remblai compacté par couches. Dans un sous-bois, nous ajustons le tracé pour contourner les systèmes racinaires des arbres conservés, quitte à rallonger de quelques mètres.
L’évacuation des déblais est, paradoxalement, plus simple ici que dans un lotissement. La surface disponible permet de stocker, de trier et surtout de réemployer. La terre végétale décapée revient en finition, les matériaux sains servent à constituer le corps de la piste, à rattraper un point bas, à modeler un talus ou à préparer la forme de la plage. Ce qui part en benne se limite alors au strict nécessaire, avec un tri entre terres et gravats, et le poste évacuation s’allège d’autant sur le devis.
Finitions
Remblaiement, plage et retour au jardin
Le remblaiement latéral se fait après la pose et le calage du bassin, selon les consignes du pisciniste. Nous montons par couches régulières, réparties sur tout le pourtour pour ne jamais pousser l’ouvrage d’un seul côté, avec un matériau drainant exempt de débris végétaux. Ce dernier point mérite d’être souligné sur une parcelle boisée : un remblai chargé en racines et en rémanents se tasse en se décomposant, exactement comme une souche oubliée.
La plage se prépare selon le revêtement retenu. Terrasse bois, béton désactivé, dallage sur plots ou pierre scellée ne demandent ni la même cote de forme, ni la même épaisseur de structure. Nous réglons une pente légère qui éloigne l’eau du bassin et nous prévoyons son cheminement jusqu’à un exutoire, en tenant compte du ruissellement qui descend du couvert boisé en amont.
La remise en état clôt le chantier. Les zones de circulation des engins sont décompactées avant tout rétalage de terre végétale, les abords des arbres conservés sont aérés, les cheminements sont rétablis et la piste est soit finie proprement, soit déposée et revégétalisée selon votre choix. Sur une propriété dont l’intérêt tient au couvert végétal, cette phase compte autant que la fouille.
Pour les ordres de grandeur budgétaires, consultez notre page prix du terrassement de piscine. Les communes voisines de la série sont traitées sur terrassement de piscine au Lavandou et terrassement de piscine à La Môle.
À lire aussi
Questions fréquentes
Arbres, accès et grandes parcelles
Ces réponses concernent le terrassement. Pour le bassin lui-même, son étanchéité et son équipement, votre pisciniste reste l’interlocuteur ; nous travaillons avec lui.
Pas systématiquement. Sur une grande parcelle, on trouve souvent une clairière ou une zone de maquis qui permet d’implanter le bassin sans toucher aux sujets remarquables. Ce sont l’emprise de la plage, la circulation autour de l’ouvrage et la piste d’accès qui imposent parfois des coupes. Nous comparons plusieurs implantations lors de la visite, et nous vous montrons au sol ce que chacune suppose.
Généralement oui : moins de déblai de mise à niveau, pas d’ouvrage de soutènement, un accès plus direct. En contrepartie, les sols sableux de la plaine littorale tiennent mal une paroi verticale et le niveau d’eau peut apparaître en fouille profonde. La vigilance porte alors sur le talutage, sur le drainage périphérique et sur la rapidité d’enchaînement entre la fouille et la pose du bassin.
Oui, et c’est souvent la bonne décision. Nous la traçons dès le départ avec une structure et une pente compatibles avec un usage permanent. En fin de chantier, elle peut être finie en gravier stabilisé pour devenir un accès durable à la zone de la piscine, ou déposée et revégétalisée si vous préférez retrouver le sous-bois. Le choix se fait à la fin, pas au début.
Les souches extraites et les rémanents de débroussaillage sont évacués vers une filière adaptée, séparément des terres et des gravats. Ils ne doivent jamais être enfouis sur la parcelle, ni dans un remblai, ni dans un trou de dessouchage : le bois se décompose et crée un vide. Ce poste figure sur le devis, avec le volume estimé et la destination prévue.
Sur une grande parcelle, c’est fréquemment possible et c’est une vraie économie. Les matériaux sains peuvent constituer le corps de la piste, combler un point bas, modeler un talus ou préparer la forme de la plage. Il faut simplement que le réemploi ait un usage réel et une mise en œuvre correcte : un tas de terre abandonné dans un coin du terrain n’est pas du réemploi.
Nous partons de son plan d’implantation, de ses cotes, de ses exigences de lit de pose et de sa date de livraison du bassin. Nous ouvrons, dressons le fond de fouille, posons le lit de pose, le drainage et les tranchées, puis nous lui laissons la place. Il pose, cale et met en eau. Nous revenons remblayer et régler les abords. Chacun garde son lot, le calendrier est commun.
Un bassin à créer à Bormes-les-Mimosas ?
Indiquez-nous le quartier, la surface de la parcelle et la distance entre le portail et l’emplacement envisagé : nous venons étudier l’accès et chiffrer le terrassement.