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Assainissement non collectif

Installation de fosse toutes eaux

Dimensionnement, implantation, fouille et calage : nous posons votre fosse toutes eaux dans les règles, même sur une parcelle pentue et rocheuse.

Avant la première pelletée

Poser une fosse toutes eaux sur une parcelle de la Corniche des Maures

Une fosse toutes eaux n’est pas une cuve que l’on enterre au hasard du jardin. C’est le premier maillon d’une filière d’assainissement non collectif, et tout ce qui vient ensuite — épandage, filtre à sable, tertre — dépend de la manière dont elle a été dimensionnée, calée et raccordée. Sur les hauteurs du Rayol-Canadel-sur-Mer, où le schiste apparaît souvent à moins d’un mètre et où le terrain plonge vers la mer, l’installation de fosse toutes eaux demande de raisonner sur la parcelle entière avant de sortir la pelle.

Nous intervenons sur des parcelles qui ne sont pas raccordables au réseau collectif : villas isolées en bord de corniche, maisons de vallon, cabanons agrandis au fil des décennies. Le point commun de ces chantiers, c’est le manque de place et la pente. Il faut trouver une zone assez plate pour recevoir la cuve, assez loin de la maison et des limites, et surtout assez perméable pour que le traitement qui suit fonctionne réellement.

Notre rôle est celui de l’entreprise qui exécute : nous creusons, nous calons, nous remblayons, nous raccordons. Les aspects purement administratifs — dossier, contrôle de conception, conformité — sont détaillés sur notre page assainissement non collectif, qui traite le cadre du SPANC page par page. Ici, nous parlons du terrain, du matériel et des gestes.

Une fosse toutes eaux reçoit l’intégralité des eaux usées domestiques : eaux vannes des WC et eaux ménagères de la cuisine et de la salle de bains. Elle les décante, retient les matières lourdes au fond et les graisses en surface, et laisse repartir un effluent liquide vers le dispositif de traitement. Elle ne dépollue pas : elle prétraite. C’est pour cela que sa taille et son entretien conditionnent la durée de vie de tout ce qui se trouve en aval.

3000 L

Volume courant pour un logement jusqu’à 5 pièces principales

1000 L

Volume ajouté par pièce principale supplémentaire, en ordre de grandeur

35 m

Distance usuelle à respecter vis-à-vis d’un captage d’eau destinée à la consommation

2 j

Durée type de pose d’une cuve, hors traitement, sur accès dégagé

Fond de fouille et plateforme décaissée

Dimensionnement

Compter les pièces principales, pas les habitants

Le volume d’une fosse toutes eaux se calcule sur le nombre de pièces principales du logement, pas sur le nombre de personnes qui y vivent au moment des travaux. Une pièce principale, c’est une chambre ou un séjour : les sanitaires, la cuisine, les dégagements et les locaux techniques n’entrent pas dans le compte. Ce mode de calcul évite de sous-dimensionner une installation qui devra servir aussi bien au couple qui vit là aujourd’hui qu’à la famille qui rachètera la maison dans dix ans.

Jusqu’à cinq pièces principales, on part généralement sur trois mille litres. Au-delà, on ajoute de l’ordre de mille litres par pièce supplémentaire. Sur la Corniche, beaucoup de maisons ont été agrandies : une véranda fermée, un studio indépendant au rez-de-jardin, une chambre gagnée sous les combles. Chacune de ces transformations peut faire basculer le calcul, et une cuve prévue pour la maison d’origine devient insuffisante.

Nous relevons donc le plan réel du logement avant de commander la cuve, et nous tenons compte des usages saisonniers. Une résidence secondaire occupée quelques semaines par an ne se comporte pas comme une maison habitée en continu : les périodes d’arrêt modifient la vie bactérienne de la fosse, et c’est un paramètre qui pèse aussi dans le choix de la filière de traitement qui suivra.

Implantation

Trouver la bonne place, entre distances et pente

L’emplacement d’une fosse toutes eaux se décide à l’intersection de plusieurs contraintes. Il faut rester à distance des limites de propriété, s’écarter des arbres dont les racines finiraient par chercher l’humidité autour de la cuve, éviter les zones de circulation de véhicules, et rester assez près de la maison pour que la canalisation d’amenée conserve une pente régulière sans devenir interminable.

Sur une parcelle en pente, l’exercice devient un travail de nivellement. Placer la cuve trop bas oblige à relever l’effluent vers le traitement avec une pompe, ce que l’on cherche à éviter quand l’écoulement gravitaire reste possible. La placer trop haut impose parfois une fouille dans le schiste, plus longue et plus bruyante. Nous arbitrons sur place, altimètre et plan sous les yeux, en visant toujours l’écoulement naturel.

  • Écartement suffisant vis-à-vis des limites séparatives et des fondations de l’habitation
  • Distance à respecter autour de tout puits ou captage destiné à la consommation humaine
  • Zone hors passage de véhicules, sauf cuve et tampons spécifiquement prévus pour la charge
  • Éloignement des chênes-lièges, pins et haies dont le système racinaire est agressif
  • Pente régulière et continue de la canalisation d’amenée depuis la maison
  • Accès conservé pour le camion de vidange, condition d’un entretien réalisable

Le déroulé

De la fouille à la mise en service

Chaque chantier a ses particularités, mais l’ordre des opérations reste le même. Le respecter, c’est éviter les deux accidents classiques : la cuve qui se déforme et celle qui remonte.

  1. Repérage des réseaux et piquetage

    Nous repérons les réseaux existants, marquons l’axe de la canalisation d’amenée et piquetons l’emprise de la fouille. Sur un terrain en restanques, nous vérifions aussi que les murs de pierre sèche proches ne seront pas déstabilisés par le terrassement.

  2. Fouille et contrôle du fond

    La fouille est creusée à la pelle, avec une surlargeur permettant de travailler autour de la cuve. Le fond est contrôlé : ni bloc saillant, ni poche de terre molle. En terrain rocheux, le rocher est arasé proprement plutôt que laissé en pointes.

  3. Lit de pose en sable

    Un lit de sable d’une dizaine de centimètres est réglé et dressé à la règle. C’est lui qui répartit la charge sous le fond de cuve et rattrape les irrégularités. Sans ce lit, une cuve polyéthylène travaille en points durs et finit par fissurer.

  4. Descente et calage de la cuve

    La cuve est descendue à la pelle, sanglée, puis calée à l’horizontale dans les deux sens. Le niveau est repris plusieurs fois : une fosse posée de travers décante mal et se vidange incomplètement.

  5. Mise en eau et remblaiement simultanés

    On remplit la cuve d’eau claire au fur et à mesure que l’on remblaie, par passes régulières tout autour. L’eau à l’intérieur équilibre la poussée du remblai à l’extérieur et empêche l’ovalisation des parois.

  6. Raccordements et réglage des tampons

    Entrée, sortie, ventilation primaire et secondaire sont raccordées et testées. Les tampons sont remontés au niveau du terrain fini, accessibles et repérables. Le terrain est remis en forme et la surface nettoyée.

Pelle et arrosage d’une plateforme de sable

Le point sensible

Remblai, ancrage et terrains humides

Le remblaiement est l’étape où se jouent la plupart des sinistres. Le matériau doit être sableux ou de granulométrie fine, exempt de cailloux anguleux et de gravats. Sur nos collines, la terre extraite contient souvent des blocs de schiste : nous ne la réutilisons pas telle quelle en contact avec la cuve, nous apportons du sable et nous réservons la terre du site aux couches supérieures.

Le remblai se met en place par couches, compactées à la main autour de la cuve, jamais à l’engin contre les parois. On garde une progression symétrique pour ne pas pousser la cuve d’un côté. Sur les parcelles de bas de vallon, où la nappe peut remonter après les épisodes pluvieux d’automne, la question de l’ancrage se pose : une cuve vide dans un terrain saturé se comporte comme une bouée et peut littéralement sortir de terre.

Dans ces situations, on ancre la cuve sur une dalle de lestage ou par sanglage selon les préconisations du fabricant, et on prévoit un drainage périphérique pour abaisser le niveau d’eau autour de la fouille. C’est un surcoût, mais il est sans commune mesure avec la reprise d’une installation soulevée. Pour les chantiers qui combinent assainissement et gestion des eaux pluviales, voyez aussi notre page drainage et eaux pluviales.

Un projet d’installation de fosse toutes eaux ?

Décrivez-nous votre parcelle, le nombre de pièces principales et l’accès disponible. Nous nous déplaçons sur la Corniche des Maures, du Rayol-Canadel à Cavalaire, au Lavandou, à Bormes-les-Mimosas, à La Croix-Valmer et à La Môle.

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